Archives pour avril 2016

Seize Happywallmaker (16HWM) a un style percutant. Ce street artiste autrefois fasciné par les circuits imprimés trouve aujourd’hui son inspiration grâce aux plans de métro et au réseau neuronal. Il s’exprime dans les rues à travers de grandes fresques très colorées et géométriques au rendu captivant voire hypnotique. 16HWM définit son courant comme étant du « Post-Graffiti télépathique du 3° type ». Un style bien à lui !
Amateurs de « rayons extraterrestres gamma » venez découvrir Seize Happywallmaker à l’exposition « Le Grand 8 de l’art urbain » à la réserve Malakoff du 1 er juin au 31 octobre 2016. LA RESERVE MALAKOFF : 7 rue Paul Bert 92240 Malakoff
OUVERTURE AU PUBLIC du 1er JUIN au 31 OCTOBRE 2016

portail isometrique bi dimensionel

© Seize Happywallmaker

Vous êtes né à Paris en 1971, votre premier amour fut le street art… Parlez-nous de vos débuts…
J’ai beaucoup voyagé avec mes parents durant mon enfance. En 1979 nous habitions au Canada. C’est donc à Sherbrooke au Quebec que j’ai commencé à dessiner sur les murs de ma chambre, du salon, sur les murs de mon immeuble. Je crois que c’est de là que m’est venu le geste naturel de peindre dans la rue.

solarisystem (w.i.p)
© Seize Happywallmaker – tous droits réservés

La suite de votre parcours est-elle en lien avec votre formation ?
Les voies de l’autodidacte ne sont pas impénétrables mais elles sont complexes ;) Je n’ai jamais réussi à rester dans une école ou à garder un travail. Mon besoin de liberté m’en a toujours empêché. Néanmoins c’est la somme de toutes mes expériences de vie accumulées qui m’ont amené à faire de la peinture.

Qui vous a inspiré initialement et qui ou quoi vous inspire aujourd’hui ?
Je pourrais vous parler de centaines d’influences issues du graffiti, de la B.D ou de l’art contemporain, mais l’origine de mon inspiration vient sans doute de mon père qui est musicien et bricoleur hors pair qui fabrique toute sorte de choses comme des amplificateurs, des micros ou des boites à rythmes. A la maison il y avait toujours des tas de cartes électroniques dispersées un peu partout et j’ai toujours été fasciné par les dessins que formaient ces circuits imprimés.
Aujourd’hui ce sont les plans de métro et les réseaux neuronaux qui m’inspirent et par extension la philosophie de Gilles Deleuze et les œuvres de Paul Klee Mondrian ou Vasarely.
cyclope circle

© Seize Happywallmaker
« Cyclope-Circle » acrylique sur toile 120×120 cm (2015)
Crédits photos : David Rase

A quel courant artistique apparentez-vous votre démarche ?
Post-Graffiti télépathique du 3° type.

Vous vous surnommez Seize Happywallmaker, surnom très original… Que signifie-t-il? Quelle est son origine ?
Le surnom de Seize m’a été donné par un graffeur qui s’appelait Dark (Amour aujourd’hui) une véritable référence qui m’a initié au graffiti dans les années 80. Pour le Happywallmaker c’est un peu la même histoire c’est un surnom que m’ont donné des artistes hollandaises en découvrant mon travail au début des années 2000.

N’est-ce pas un nom long pour un artiste street art devant parfois signer dans l’urgence ?
Je pars du principe que l’observateur découvre une œuvre créée par des extra-terrestres. Ces derniers étant très évolués ils ont abandonné toute forme d’individualisme et d’égocentrisme alors bien sur ils ne signent pas et moi avec ce nom à rallonge ça m’arrange bien car ainsi je n’ai a signé aucune de mes fresques… Enfin je veux dire celle des extra terrestres. A force de faire des voyages dans leur vaisseau interstellaire je perds la mémoire à cause des rayons gamma.

" cosmic junction"

© Seize Happywallmaker

Happywallmaker : êtes-vous une personne joyeuse et positive ? Comment cela se reflète-t-il dans votre travail ?
Si je suis joyeux ? Non pas plus que ça, un peu fou peut être. Positif toujours c’est dans ma nature mais en réalité mon travail reflète plus une projection fantasmagorique qui n’a pas forcément de lien avec mon caractère mais plus un souhait global d’unification pacificatrice à destination de l’humanité.
Les réseaux, les mandalas ça parle toujours de liens, de rencontres et d’échanges, le tout dans une recherche d équilibre. C’est un message de paix. Je serais heureux de ressembler à mes peintures peut être que je peins ce que je voudrais être ?

melissa

© Seize Happywallmaker

Vos œuvres sont très graphiques, géométriques et colorées… Comment les construisez-vous ? Et comment s’opèrent vos choix de couleurs que vous permettent-elles d’exprimer ?
C’est un processus d’écriture quasi-automatique, je remplis la surface en m’exprimant librement puis je dégrossis. J’enlève des parties pour faire apparaitre une forme que je veux équilibrer. C’est souvent de l’improvisation. Je travaille ensuite avec les couleurs, souvent complémentaires. Peu à peu la toile s’imprègne de mes couleurs et je m’amuse avec le cercle chromatique. C’est une nouvelle découverte, à chaque fois c’est magique, un arc en ciel déstructuré apparait comme un code qui m’aiderait à déchiffrer la source de vie qu’est la lumière…

Vos œuvres auraient elles un langage symbolique, si oui lequel ?
Le mot symbole vient du grec ancien et il veut dire expliquer, échanger, se rencontrer. Par le biais des réseaux et des mandalas j’essaye de développer cette thématique à travers le subconscient de l’observateur.

La rue est votre terrain de jeu… Qu’est-ce qui vous plait dans le fait de créer en extérieur ?
Ce qui m’enthousiasme le plus c’est de me dire que mon travail une fois fini aura sa propre vie et ses propres interactions avec le public. Mais ce que je préfère c’est peindre dans des lieux abandonnés, coupés du monde extérieur. Le calme et la bulle dans laquelle je suis lorsque je suis concentré sur ma peinture favorise la méditation et m’emmène même parfois dans des phases d’auto-hypnose très agréables, une sorte d’auto chromo-thérapie hypnotique hihi. Les rayons gamma je vous dis ;)

" cosmic junction"

Module.Urbain.Radioactif

© Seize Happywallmaker

Quelle relation entretenez-vous avec votre public et les autres artistes urbains ?
Je suis quelqu’un de discret néanmoins je suis accessible et disponible toujours prêt à échanger ou à débattre. Je fréquente très peu les artistes urbains certains sont mes amis comme Kashink Yseult ou Amour (Dark) mais c’est dans l’art contemporain que je puise mon inspiration.

Depuis 2009 vous exposez régulièrement, sans oublier votre performance en 2013 sur Le M.U.R de Paris et votre participation à l’évènement collectif à la réserve Malakoff à veni. Quel est votre plus beau souvenir d’exposition ?
C’était en 2009 à la galerie Itinerrance, Mehdi Ben Cheikh et moi même avions organisé la venue de plusieurs classes de maternelles pour l’exposition. Un travail avait été fait en amont avec les enfants dans leur école. Ce fut un échange très enrichissant et galvanisant pour moi car aujourd’hui ces enfants ont grandi et m’en parlent encore.

Doublégocentre Pyramidale

© Seize Happywallmaker

Pouvez-vous nous parler de votre participation à l’évènement de la réserve Malakoff (1er juin-30 octobre 2016) ?
Je préfère garder la surprise pour les futurs visiteurs. Ce que je peux vous dire c’est que tous les artistes sont poussés à la contrainte et que ça donne des choses surprenantes. C’est une expo et un festival qui feront surement parler d’eux parole d Happywallmaker ;)
Paix sur terre les frères et sœurs…
16 HWM

photo krix
© Seize Happywallmaker

Interview original sur le site Artistup

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Meta-cyber-espace-de-la-galaxie-bleue

« Meta-cyber-espace-de-la-galaxie-bleue »

acrylique sur toile 130w130 cm 2016

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