« l incal » acrylique sur toile 2012 150×150 cm hommage a Jean Giraud Moebius R.I.P

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Par Chrixcel | Publié le Lundi 2 Avril 2012.
Seize a terminé la semaine dernière une fresque longue de 40 mètres de long à Paris qui a fait dire à une passante du quartier : « vous êtes un chromothérapeute urbain » !


Détail d’une fresque à Vitry-sur-Seine réalisée dans le cadre du Vitry Jam en 2010 (photo Brin d’Amour)

*

top !

issu du

graffiti, je

crée sur mur ou

toile ; truffées d’yeux

mes peintures forment une

constellation évolutive : ombre et

lumière s’y affrontent ou s’entremêlent

pour atteindre l’acmé d’une immense pyramide.

si ma bombe est atomique, mon nombre est totémique,

ma quête sur cette Terre est infinie et s’étend à tout l’Univers

< le ciel c’est ma chapelle Sixteen, c'est mon extase mystique ! >

je suis…?

***

Atome / C215 (Brest, 2011, dans la cadre de « Crimes of Minds »)

Photographié par Atome, puis maintes fois pochoirisé par C215, ces deux portraits de l’artiste le représentent à merveille. L’œil bleu levé au ciel, les bras emplis de bombes multicolores, il pose en pâle rêveur à la recherche de réponses dont il ne connait même pas les questions lui-même !

Rue de l’Ourq, Paris (2009)

Alors il nous les pose sous forme d’énigmes, tantôt sur toile, par le biais de mandalas aussi flashysants que complexes, tantôt sur mur, sortes de vaisseaux-réseaux qui ne sont pas sans rappeler à certains un plan de métro.

Cyberspeed (2009)

S’il a en effet travaillé à la RATP, c’est en tant que chauffeur de bus et ce pendant 10 ans, avant de lâcher le volant pour le pinceau.

8 happywalls côté face (2008)

Seize a grandi à Sarcelles, une ville qui l’a beaucoup inspiré et porté humainement et artistiquement par son architecture, son ambiance, sa multiethnicité. Il la décrit comme un petit New York où le mouvement hip-hop a vite trouvé ses marques au début des années 80, avec des artistes de talent parmi lesquels Dark, Aero, Passi, Stomy.B ou encore Rico, « l’homme qui tchatchait plus vite que son ombre ». Avoir grandi et vécu à leur côté durant cette époque l’a poussé à développer quelque chose d’unique et d’original comme ils pouvaient l’être eux-mêmes.

Portail isométrique bi-dimensionnel (2010, Clamart) – et des petites bonshommes verts…

La structure sociétale et culturelle de cette ville transparait à travers sa peinture, constituée de différentes influences : la complexité des réseaux et des symboles colorés qui en découlent en sont la résultante.

Cosmic nautilus street téléportation (Paris, rue des Pyrénées, 2011)

Seize semble vouloir multiplier ses mandalas, qu’il assimile à des « crop circles » afin d’ouvrir le champ des possibles par le biais d’une méditation extra-ludique ! Ses trips coloristiques se font à bord d’un vaisseau omnibus qui ne marque pas l’arrêt au sol… Dans son cosmos, les routes se veulent kaléidoscopiques.

« Solarisystem » – Paris, rue des Pyrénées – photo : Brin d’Amour. (2011)

Autre vue :

Grâce à sa formation de lettreur, il a acquis la perfection du trait, visant une surface qui se veut sans défaut et parfaitement géométrique.

Freenergy blue mini network

À première vue, les couleurs du spectre prédominent, s’agençant comme les rames du métro au fil de points de connexions qui sont autant de stations.

Echo télépathique (toile)

Le Magenta s’impose au Chemin Vert et Concorde en suivant des rails sur une feuille Blanche, couleur de la trame de fond, tandis que ses «Télégraffs ovni-cyans» s’élèvent en Pyramides aussi pointues que des fusées prêtes à décoller.

Mémoire extra-terrestre (Bayonne, 2009)

Massifs, imposants, les murs de Seize interpellent, déroutent, étonnent, car la combinatoire des couleurs se fait parfois audacieuse.

Stellar Network Gravity Zero (2011)

Qu’ils soient sur fond blanc ou fond noir, leurs aplats sans fioriture aux contours prononcés évoluent au fil d’axes souvent fléchés.

Dans un appartement parisien (photo : Atome)

Ils constituent sa marque de fabrique, au point qu’il ne signe pas ou peu ses œuvres. Il lui faut parfois jusqu’à une semaine pour réaliser ces créations « subatomiques spatio-temporelles ».

Cybernoidragibus (Meudon, 2009)

Un moyen de figer le temps dans un système hexadécimal ? N’oublions pourtant pas que le mot SEIZE n’est pas qu’un nombre : dans la chapelle Sixteen de l’artiste, le mot renvoie au verbe anglais « saisir », autrement dit : comprendre. Ses cartes célestes sur fond de voiles lactés, griffonnés dans des carnets désincarnés, s’inspirent de l’oeuvre des graffeurs Phase 2, Futura 2000, Dark (Amour), Meo, des peintres Keith Haring, Paul Klee, Nikki de Saint-Phalle, Jean Dubuffet, Roy Lichtenstein ou Mondrian…

Electrowalluminizm (2011)

Seize est un carré (4²), il est donc plus qu’approprié d’annoncer la prochaine exposition de la Galerie Mathgoth intitulée FiftyFifty et qui expose partir du 4 avril 44 toiles d’artistes au format carré (50×50) dont Seize.

Mindalatomik (toile)

Fresque réalisée fin mars 2012 à Paris. L’association Art Azoï, depuis son inauguration en juin 2011, continue d’inviter chaque mois de nouveaux artistes pour repeindre le mur du square Karcher, en collaboration avec la Mairie de Paris*.

Piscine Molitor (2010)

On ne le croirait pas, pourtant notre géomètre du graff est fasciné par la pratique du tag, qu’il considère comme un art à part entière. Il avoue d’ailleurs une vraie frustration de ne pas savoir tagguer. Le caractère subversif du tag lui plait, mais ce qui le touche c’est surtout la maîtrise du geste et l’originalité des lettres qui forment un équilibre parfait. Peu de tagueurs atteignent ce niveau d’excellence à ses yeux mais pour ne citer qu’eux voici quelques-uns qui l’ont marqué : Cthululu (KTA), KEA (93MC), Aero (BFK), Azyle, O’clock, Risot, Boxer (CTK), Scare (TRP), Kaze (TCG), Vanceslo, Reso, Sign, Click (CAS), Posh, Sable (BSP) et Dark…

Autre vue de la « Sixtine du tag » :

Seize, ce n’est pas seulement de la bombe, c’est aussi de la balle…

Au carrefour de sentiments « fleur bleue », Seize fait coïncider dans un cocktail survitaminé le rouge de la passion avec le jaune de l’œuf et l’acidité de l’orange, le violet mystique se met parfois au vert, ses fonds blancs sont l’apprêt de la pureté quand les contours noirs soulignent paradoxalement le vide qui les libère…

Mandalamakoussa – acrylique sur voile de coton libre

En somme, ses aurores boréales sont des portails magnétiques vers un au-delà qui s’offre à tous ceux qui ouvrent grand leurs antennes, leurs yeux et leur cœur…

Texte et photos : Chrixcel, sauf signalées.

Article original sur Fatcap

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Crédit photo Henry Garat

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« Echo telepathique » 2012 acrylique sur toile 150×150 cm

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photo par chrixcel

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sérigraphie sur papier 50X50 cm édité a 50 exemplaires signés

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Seize HappyWallMaker, l’abstraction géométrique urbaine

pour cette exposition la Galerie La grille devient le rendez-vous suisse de l’art géométrique urbain, du 3 decembre 2011 au 28 janvier 2012.

les toiles de l’artiste français Seize HappyWallMaker, révèlent son univers géométrique. Le souffle poétique qu’elles posent se perpétue dans l’accrochage des œuvres par thème.

D’un côté la géométrie parfaite des triangles trouve sa place dans l’abstraction mystérieuse du mandala. De l’autre la connectivité des réseaux urbains dessine ses lignes dans le cheminement conceptuel de l’artiste. Pas d’opposition, mais un dialogue de formes et de couleurs, riche, reflet de la sensibilité métaphysique et des interrogations géométriques de Seize.

La palette couleur éclatante de cette figure atypique du street art s’invite, porteuse de vitalité. La sensation de volume naît avec elle révélant les formes géométriques épurées sans jamais flirter avec le remplissage. L’improvisation à tous les stades de l’évolution graphique tient artistiquement en éveil Seize HappyWallMaker. L’esthétique de ce peintre -graffeur court, libre d’entrer en résonance avec les visiteurs prêts pour cette expérience.

Seize invite l’air de rien à explorer son univers fait de bande dessinée, de sciences-fiction, peuplé de ses sources d’inspirations Niki de Saint-Phalle, Jean Dubuffet, Jean Lichenstein, Keith Haring. Mais aussi le philosophe Gilles Deleuze, le plasticien Victor Vasarely ou le maître de l’abstraction géométrique François Morellet.

Pour cet autodidacte formé à l’école de la rue, puis à la peinture contemporaine, ouvrir son champ imaginaire à la lecture de l’autre se traduit par la libération des molécules porteuses de son obsession géométrique imaginative riche et foisonnante.

Sans ostentation, Seize signe de son blaze la tranche droite de ses toiles, ne troublant pas ainsi l’harmonie qui se dégage de ses peintures à l’acrylique. Son blaze semble sortir tout droit des bulles de son niveau, partie intégrante de l’outil mis au point pour ses créations.

Que ce soit dans ses toiles ou dans ses immenses fresques murales, Seize libère son énergie créatrice puissante et innove. À vous de saisir ses bulles métaphysiques et de pénétrer dans son univers sous l’influence graphique des mandalas et de la symétrie.

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« Paranormaligthprismatik »
acrylique sur toile 130×150
seize 2011

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alphanomeganova acrylique sur toile 140×140 2011

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